Regard, mâchoires de fer
Devant son monastère
Elle attend le passage
D'un masculin volage
Elle fait vœu de son âme
Pour qu’au bout de ses lames
Cet amoureux mystère
La suive jusqu'en enfer
La mante religieuse
La passion qui dévore
Quand elle est bien heureuse
Le baiser de la mort
Elle ne voit pas le mâle
Qu'elle rencontre par foi
Et trouve même normal
D'en faire son repas
Elle aime tant la chair
De celui qui, sans crainte
Devient son partenaire
Pour une ultime étreinte
La mante religieuse
Prodigue à son galant
En bonne amante pieuse
Les derniers sacrements
Elle sait se faire amène
Tendre, douce et affable
Mais cette paroissienne
Ne pense qu’au plan de table
Elle découpe son ange
Et, en maitresse d’autel
Elle le boit et le mange
Après l’union charnelle
La mante religieuse
La passion qui dévore
Quand elle est bien heureuse
Le baiser de la mort
Lorsque la messe est dite
Qu’il n’y a plus rien à croire
Elle rend souvent visite
A une amie bizarre
Avec cet acolyte
L’araignée veuve noire
Autour d’une marmite
Elles rient de leurs histoires
Paroles et musique : Jean-Luc Taburet SACEM